Ecrivain des Monts du Lyonnais et du Forez

Paysans et moines cisterciens à Haute-Rivoire

Rémi Cuisinier continue de relier les documents d'archives avec la mémoire collective. Ainsi il découvre aux archives de la Diana à Montbrison (Loire), l'existence, jusqu'à la révolution, d'un prieuré de moines cisterciens à Haute-Rivoire. 

Comme il n'en a jamais entendu parler, il se rend aux archives départementales du Rhône à Lyon. A force de perspicacité, il trouve un magnifique terrier du moyen- âge : 306 pages écrites à la plume d'oie par Maître Genetey notaire royal de Saint Laurent de Chamousset et par Maître Gepassu notaire de Haute-Rivoire.

Moyennant finances, l'auteur fait traduire ces documents, par un paléographe. Avec la traduction d'autres documents, on sait que les moines sont restés 611 ans à Thorenche à Haute-Rivoire : de l'an 1180 à 1791.

Sous Philippe Auguste, en 1217, le pape Honorius III autorisa les moines de prélever la dîme.

En 1374, Jeanne de Bourbon Comtesse du Forez, donna l'autorisation aux moines de Thorenche, de fortifier leur prieuré et d'y creuser des fossés tout autour.

Les moines cisterciens avaient reçu en 1448, l'aide financière de Jacques Coeur l'homme le plus riche du Royaume. Comme les moines possédaient le grenier à sel de la région, il les exempta de la gabelle.

Concernant ce prieuré, la mémoire collective avait tout oublié, car ce bien religieux avait été vendu comme bien national en 1791, puis de suite il fut en grande partie démoli.

Rémi Cuisinier "n'en revient pas" : en effet ce prieuré était situé à 300 mètres d'où il gardait les vaches quand il était gamin. D'ailleurs, très souvent son regard était attiré sur les hauteurs de Thorenche. Voila pourquoi il pense qu'il y a probablement, au dessus de nos têtes d'humbles êtres humains, quelque chose de spirituel pour guider nos pas .

En parcourant de nombreux kilomètres à pied à travers la campagne, des différentes communes avoisinantes, Rémi Cuisinier retrouve une vingtaine de fermes ou de maisons construites avec les matériaux de ce prieuré cistercien.

Ainsi les chapits (hangars sans portail), sont la fidèle reconstitution des arches du cloître et de la chapelle.

En l'an 2000, dans cet ouvrage de 124 pages illustré de nombreuses photos et gravures, l'auteur explique comment vivaient les paysannes et les paysans au moyen âge, dans le Lyonnais et dans le Forez.

 

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